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Saint-Robert

2012

Prospection diachronique

Julie Duponchel

 

  

 

Jusqu’à ce jour, la commune de Saint-Robert avait peu suscité l’intérêt des chercheurs, hor­mis l’étude d’E. Proust sur l’église romane et une monographique assez ancienne de V. Forot (parue dans le BSSHAC entre 1921 et 1923).

La prospection réalisée en 2012 a principale­ment porté sur le bourg de Saint-Robert en rai­son de son architecture civile. Au total, une quarantaine d’édifices présentant des vestiges médiévaux ont été recensés. Certains d’entre eux avaient déjà été repérés par P. Garrigou-Grandchamp lors du Congrès Archéologique de 2005. Près de la moitié d’entre eux ont fait l’objet d’une notice plus détaillée dans le cadre de cette prospection.

Conjointement à la prospection, une étude docu­mentaire a été menée, notamment aux Archives départementales de la Corrèze, et a permis de retrouver plusieurs sites aujourd’hui disparus : la halle, un moulin à vent aux « Carteresses » et un moulin à eau aux « Bories ». Les sources anciennes ont également étoffé la documenta­tion disponible sur d’autres sites déjà connus par le service de l’Archéologie : église et prieuré Notre-Dame, commanderie hospitalière de Saint-Maurice (fig. 1).

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Fig. 1 : vestige de l’ancienne commanderie Saint-Maurice.

 

Enfin, cet inventaire aura permis de mieux com­prendre l’évolution du bourg, à partir du prieuré fondé autour de 1079-1080 par les moines de la Chaise-Dieu. Il se développe dans un premier tempsau nord et à l’est de l’église, le long des routes d’Ayen et de Segonzac. Le départ des moines au XIVe s. ne semble pas avoir d’impact sur le bourg qui continue de se développer (la plupart des ves­tiges médiévaux recensés sont datables des XIIIe-XIVe s.) vers l’ouest. La présence seigneuriale semble importante à cette époque. Elle n’était sans doute pas nulle auparavant mais elle est difficile­ment perceptible du fait du manque de vestiges et de l’absence de sources écrites. Les XVIIIe et XIXe s semblent être un moment d’essor pour le bourg, avec l’installation d’une cour d’appeaux, puis le commerce du vin, principale économie de la région depuis le Moyen Âge.