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 Monuments funéraires limousins (XIe-XVIIe s.)

2009

Prospection thématique

Manon DURIER

 

 

  

Après deux premières campagnes réalisées entre 2005 et 2007 au sud de la Haute-Vienne, une nouvelle pros­pection thématique sur les pierres tombales limousines (XIe-XVIIe s.) a étendu l'inventaire à deux autres zones situées pour l'une au sud-est de la Corrèze (31 com­munes) et pour l'autre au nord-ouest de la Haute-Vienne (21 communes) (Fig. 1). La stratégie d'échantillonnage de la documentation par territoires délimités arbitraire­ment a ainsi été poursuivie au sein d'un espace à la fois historiquement et géologiquement cohérent : l'ancien diocèse de Limoges. Ce changement d'échelle d'analyse a été permis par la poursuite des recherches d'un master d'archéologie dans le cadre d'une thèse de doctorat. La méthodologie de l'inventaire – fondée sur la prospection systématique des édifices cultuels et des cimetières – n'a pas été modifiée. De même, la collaboration initiée avec l'association ArchéA a été poursuivie avec succès pour accélérer le long travail d'enregistrement des caractéris­tiques descriptives des pierres tombales ainsi que la couverture photographique. Ainsi, l'ensemble de ces investigations de terrain a-t-il permis la prospection de près de 120 communes et la documentation de 541 pierres tombales, pour la plupart d'entre elles jusqu'alors inédites, attribuables à une période comprise entre le XIeet de XVIIe siècle.

 

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Fig.1 : localisation des prospections au sein de l’ancien diocèse de Limoges (DAO : M. Durier) 

 

Le corpus se décline en trois grandes catégories : les dalles funéraires, les pierres tombales en bâtière et les gisants. Si la faible représentation des effigies funéraires a été confirmée par les résultats de la dernière cam­pagne, celle-ci a, en revanche, montré de fortes disparités concernant la répartition des densités de pierres tombales en bâtière. De même, si l'on retrouve dans l'ensemble de la région un répertoire homogène de motifs iconographiques, on constate cependant que toutes les formes ne sont pas utilisées avec la même fré­quence d'une zone à une autre. Ainsi la bonne diffusion notée au sud de la Haute-Vienne des dalles funéraires portant des insignes d'artisan ou de pèlerin ne trouve-t-elle pas d'écho au nord-ouest du département ou au sud-est de la Corrèze. A l'inverse, les éléments héral­diques (Fig. 2) sont plus nombreux dans les zones prospectées en 2009. Une analyse spatiale fine de ces variations sera nécessaire pour interpréter l'ensemble des signalisations de sépulture conservées. Celles-ci témoignent en effet à la fois de fonctions mémorielles liées au christianisme et d'usages sociaux corrélés à des enjeux politiques. Or, au-delà d'une continuité apparente des formes, l'iconographie funéraire limousine rend sen­sible des mutations profondes qui modèlent la société entre Moyen Âge et époque moderne.ne (21 communes) (Fig. 1). La stratégie d'échantillonnage de la documentation par territoires délimités arbitraire­ment a ainsi été poursuivie au sein d'un espace à la fois historiquement et géologiquement cohérent : l'ancien diocèse de Limoges. Ce changement d'échelle d'analyse a été permis par la poursuite des recherches d'un master d'archéologie dans le cadre d'une thèse de doctorat. La méthodologie de l'inventaire – fondée sur la prospection systématique des édifices cultuels et des cimetières – n'a pas été modifiée. De même, la collaboration initiée avec l'association ArchéA a été poursuivie avec succès pour accélérer le long travail d'enregistrement des caractéris­tiques descriptives des pierres tombales ainsi que la couverture photographique. Ainsi, l'ensemble de ces investigations de terrain a-t-il permis la prospection de près de 120 communes et la documentation de 541 pierres tombales, pour la plupart d'entre elles jusqu'alors inédites, attribuables à une période comprise entre le XIeet de XVIIe siècle.

 

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