En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites notamment.

Ce message est obligatoire pour être en règle avec la CNIL... mais bon, ici on ne suit pas les internautes... Ce message ne reviendra que dans plusieurs mois si vous vous re-connectez...

54e3b71e81d2f

 

 

 

Saint-Léonard-de-Noblat - Rue du Maréchal Foch

2005

Moderne

Patrice CONTE

 

 

 

 

 

 

Une précédente opération d’urgence (BSR, 2000, p. 56-57), avait révélé la conservation de plusieurs ves­tiges à l’emplacement de l’une des portes de la ville médiévale de Saint-Léonard-de-Noblat (porte Fontpinou), attestée dès le XIIIe s. Le projet de la ville d’aménager un parking immédiatement à l’est de cette zone, en contre-haut sur une terrasse, a nécessité la réalisation de sondages afin de vérifier la conservation éventuelle de témoins associés aux fortifications ou à l’habitat ancien dans cette partie de la cité.

Trois sondages ont été ouverts mécaniquement sur l’emprise du futur projet. Le sondage septentrional a révélé une puissante stratigraphie sur plus de deux mètres de haut sans que le sol géologique ne soit atteint. Quelques éléments mobiliers céramiques montrent que cet important remblaiement a été effec­tué à l’époque moderne en plusieurs étapes.

Le second sondage, établi au sud de la parcelle, a révélé la présence du socle géologique à environ 1,60 m sans qu’aucun vestige archéologique ne soit rencontré. Les fondations du bâtiment mitoyen au sud n’apparaissent pas anciennes et selon toute vraisem­blance relèvent d’une construction au plus tôt de l’époque moderne. La dernière tranchée, ouverte à l’ouest, est la seule a avoir livré les restes d’un massif de maçonnerie situé vers un mètre de profondeur. Aucun élément de datation ne vient préciser la chrono­logie de ce seul témoin archéologique d’une occupation probablement antérieure à l’époque moderne.

L’examen des parements extérieurs des murs soute­nant la terrasse n’a livré aucune présence d’éléments lapidaires en remploi. En conclusion, cette terrasse située au contact immédiat des vestiges de la porte fortifiée semble avoir été aménagée à une période relativement récente. L’examen des documents carto­graphiques et les quelques éléments céramiques recueillis lors des sondages permettent de proposer une réalisation postérieure à 1824. Seul l’élément maçonné repéré dans le sondage ouest traduit la pré­sence d’un vestige archéologique probablement d’origine ancienne, il ne peut, malheureusement, être plus précisément caractérisé. Situé en limite de la profondeur prévue du projet d’aménagement, il sera en revanche conservé.