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Les Cars - Le château

2004

Moderne

Boris HOLLEMAERT

 

 

 

 

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Lors de l'année 2004, trois interventions ont été effec­tuées sur les ruines du château des Cars.

Motivé par la réhabilitation d'une cave, un sondage a eu lieu dans la partie nord du fossé ouest aujourd'hui fossilisée par les locaux de la mairie. La fouille a révélé la présence d'un puissant remblai hétérogène dont la formation est au moins postérieure à 1830 (cadastre ancien). Dans ce contexte stratigraphique décevant, le mobilier archéologique fut peu abondant et conforme, pour les céramiques comme pour les éléments lapidaires, à celui déjà étudié sur le site. On notera toutefois la découverte d'un nouveau fragment de plaque en serpentine gravée, associé aux aména­gements du XVIe siècle menés par François Pérusse, seigneur des Cars. La provenance de la serpentine traditionnellement attribuée au massif de la Roche l'Abeille a été confirmée par l'«étude des matériaux de construction des châteaux de Châlucet et des Cars» réalisée par D. Ballereau (IUP génie de l'envi­ronnement U. Bordeaux III). En outre, l'étude, compte tenu des techniques d'analyse à disposition, n'a pu déterminer l'origine des calcaires mis en oeuvre lors des restructurations de la «Renaissance».

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Un décapage qui s'inscrit dans la valorisation de la face ouest du site a permis d'observer les niveaux de comblement du fossé sur une quarantaine de centi­mètres. Ces derniers se composent d'une faible couche d'effondrement (éléments de couronnement de la tour sud-ouest) recouvrant les aménagements d'agrément (mur de terrasse) des XVIIIe et XIXe siècles.

 

Ces observations associées aux résultats des son­dages de 1999 confirment que les aménagements réalisés depuis le XVIe siècle ont totalement détruit les structures ou dépôts antérieurs sis dans le fossé ouest.

 

La 6ème tranche du programme de restauration de la tour sud-est a été l'occasion d'un suivi de travaux sur la face nord-ouest de cette tour maîtresse. L'étude, concomitante aux travaux, n'a pu être exhaustive. Toutefois elle a mis en lumière de nombreuses phases de réaménagement dont la mise en séquen­ce reste peu aisée. Par prudence nous constaterons simplement l'importance des réaménagements tardifs, perceptibles au niveau du pavage des alcôves de la tour (XVIIIe siècle) et de la face interne du logis est (placards en remploi). On peut également émettre l'hypothèse d'un remaniement important et tardif de l'accès à la tour.

Enfin, deux chapiteaux à colonnette, datables des Xllle ou XIVe siècles, ont été découverts en situation de remploi dans les maçonneries de la tour et du logis. Cette découverte, mise en relation avec les assises de fondations repérées en 1994, pourrait par­tiellement confirmer l'existence d'un premier bâtiment médiéval qui aurait fait place au vaste programme de construction impulsé par les Pérusse à partir du XVe siècle.