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Le Chalard - Les Vigères

2004

Moyen Age

Patrice CONTE

 

 

 

 

En 2002, la découverte fortuite d'une cavité aména­gée avait entraîné la réalisation d'une première opération de reconnaissance archéologique (BSR. 2002, p.44-45) consistant en un relevé topographique et une série de sondages ponctuels à l'intérieur du réseau.

La mise en sécurité de l'accès actuel d'origine acci­dentel (effondrement de la voûte de la galerie principale), impliquant le décaissement limité du sub­strat en surface autour de celui-ci, une nouvelle opération a été réalisée avec le concours de l'asso­ciation ArchéA. Les recherches ont porté sur les abords immédiats de cet accès sous la forme d'un décapage d'une vingtaine de mètres carrés.

Ce sondage a permis de circonscrire la zone de l'accès originel au souterrain, situé dans le prolonge­ment de sa galerie principale. L’entrée est formée par une tranchée à ciel ouvert d'environ trois mètres de long se développant en ligne brisée, suivant une configuration fréquemment rencontrée sur les sites souterrains ruraux du Limousin ou du Périgord. Dans le même secteur, une seconde structure souterraine a également été repérée. Il s'agit d'une petite salle, de plan probablement ovale ou circulaire, ancienne­ment effondrée et condamnée. Sa fouille n'a été que partielle pour des raisons de sécurité.

L’opération a également permis de recueillir des infor­mations d'ordre stratigraphique ou architectural.

Concernant ce dernier aspect, le dégagement de la partie souterraine immédiatement au contact avec la surface a révélé plusieurs aménagements (alvéoles pariétales) jusqu'ici inédites et une banquette étroite aménagée dans un renfoncement situé à l'articulation d'un changement de direction de la galerie principa­le. Ces éléments secondaires seront intégrés à l'analyse globale de l'organisation des composantes du réseau souterrain.

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Vue oblique de la zone d'accès accidentel. Vers le haut de l'image : l'accès originel. A gauche, le passage vers la petite salle effondrée, à droite, la galerie souterraine principale du réseau. (mire 0,50 m)

 

Par ailleurs, l'étude des comblements de la zone d'accès a livré une stratigraphie où trois phases peuvent être distinguées : à la base, une mince couche sombre correspond à la période d'utilisation du souterrain ; elle est localement recouverte par un lit de sable altéritique provenant de l'altération des sommets de parois et de la voûte juste après l'aban­don de la cavité. L’espace est ensuite comblé par un apport massif de terre et de pierres condamnant l'en­trée du souterrain. C'est essentiellement dans cette dernière couche et, dans une moindre mesure sur le sol d'occupation, que l'on a découvert un mobilier archéologique composé de tessons céramiques et de fragments d'objets métalliques. Les tessons appar­tiennent à plusieurs vases indéniablement médiévaux mais assez atypiques, leur étude est en cours. On notera également la présence d'un unique tesson antique associé aux pièces médiévales dans le remblai d'occlusion. Parmi les fragments de fer, très altérés, une partie d'outil emmanché (serpe ou fau­cille) a été recueillie.

Bien que d'ampleur limitée, cette opération aura donc permis de compléter la documentation architecturale et l'organisation de ce souterrain rural et d'apporter des éléments de chronologie