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LIMOG

5, rue d'Alger 170-72, rue MontmaillerLimoges - 5 rue d'Alger

2002

Contemporain

Jean-Claude GRANY et Julien DENIS

 

 

 

 

 

 

Des travaux de terrassement, liés à un projet immo­bilier sur deux parcelles situées entre la rue d'Alger et la rue Montmailler, ont mis au jour des cavités en grande partie creusées et aménagées dans le sub­strat. La première cavité, au 70 de la rue Montmailler, était trop fragilisée par le passage des engins méca­niques pour l'on puisse se permettre d'en effectuer l'étude.

Excepté son accès originel (aménagé dans un mur en béton), la deuxième cavité (au 72, rue Montmailler) est creusée dans le substrat. Elle se compose, à première vue, d'une galerie orientée sud-ouest / nord-est (longue de 8,80 m, large, en moyenne, de 1,40 m, avec une hauteur moyenne de 1,60 m), et de deux renfoncements latéraux aména­gés du même côté. Ces derniers sont larges de 1,50 m, profonds de 1,60 m, et hauts de 1,50 m. Leurs extrémités sud-est ont été coupées par les engins de terrassement (et constituaient, durant la phase d'étude, les seuls accès à la cavité). La galerie et les renfoncements offrent des voûtes cintrées.

On observe plusieurs aménagements pariétaux cor­respondant à d'anciens systèmes de fermeture. Un sondage réalisé à l'extrémité nord-est de la cavité a mis en évidence la présence d'une série d'aménage­ments creusés dans le sol, et complémentaires de ceux qui sont visibles dans les parois et dans la voûte. Ces systèmes de fermeture compartimentent la cavité non seulement au niveau de l'amorce des renfoncements, mais également sur le parcours de la galerie qui se trouvait ainsi scindée en trois (l'extré­mité nord-est de la galerie constituant en fait un renfoncement à part entière).

Enfin, si ce souterrain semble s'apparenter, par ses caractères et sa morphologie archaïque, aux cavités médiévales connues par ailleurs en Limousin, l'étude des documents d'archives démontre qu'il n'est pas antérieur au deuxième tiers du XIXe siècle. Il constitue la cave d'un immeuble édifié dans les années 1830-­1840 au cours d'une grande phase d'extension des faubourgs ouvriers de la ville de Limoges.