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Saint-Léonard-de-Noblat - Place Denis Dussoubs

1999

Moyen Age

Patrice CONTE

 

 

 

 

 

Les abords de la collégiale de Saint-Léonard-de-Noblat ont fait l’objet, depuis 1996, de reconnaissances archéologiques systématiques (fouilles préventives et évaluations). Au sud-ouest de l’édifice, les travaux de 1996 avaient mis au jour une partie d’une nécropole et plusieurs autres vestiges médiévaux ou de l’époque moderne aqueduc, voiries, murs... ( B.S.R. 1996, p.45 46). En 1997, une nouvelle campagne portait sur le tracé de la rue Salengro et permettait de dégager partiellement deux murs appartenant à une grande construction sous l’emprise actuelle de la voirie (BSR 1997, p.41-42). En 1999, dans le cadre d’un projet municipal d’aménagement de la place Denis Dussoubs, une nouvelle évaluation a porté sur le secteur situé au sud-ouest de la Collégiale et délimité par la rue Salengro. Cinq sondages d’ampleur variable ont révélé de nouveaux vestiges et confirmé, par ailleurs, la présence de structures reconnues lors des précédentes opérations. 

 

1999-St-Leo

 

Les deux premiers sondages (1 et 5 sur fig.), les plus proches de la nef, ont livré à très faible profondeur, plusieurs aménagements fortement arasés deux fosses vers l’est, un reliquat de structure de combustion (four à cloche ? forge ?) et plusieurs murs conservés sur une faible hauteur. Les sources écrites et plusieurs documents graphiques du XVIIIe s. mentionnent, dans ce secteur, la présence de deux chapelles, accolées à la nef de la collégiale Saint-Michel et la chapelle des Pénitents Bleus. Les restes de constructions découverts appartiennent selon toute hypothèse à ces bâtiments, transformés au XVIIIe s. en ateliers de forgeron. On notera que les murs fossilisent plusieurs fosses peu profondes et allongées que l’on interprète comme étant d’anciennes sépultures. Celles-ci marquent probablement la limite d’extension du cimetière médiéval repéré au nord-ouest, devant le parvis de la collégiale, en 1996.

 Dans le sondage 2, dans la zone médiane de la place, deux types de vestiges ont été découverts sous un remblai largement remanié une étroite tranchée fossilisée par l’extrémité d’une fosse à chaux d’époque moderne. Le conduit pourrait être le prolongement de la galerie souterraine repérée en 1996 à l’angle ouest de la collégiale.

 Les deux derniers sondages situés dans la partie méridionale de la place avaient pour objectif d’infirmer ou confirmer la présence du bâtiment découvert en partie sous la rue en 1997. Le sondage 4, le plus au sud, montre une stratigraphie complexe témoin des nombreux remaniements de cette partie de la place. Le mur oriental du bâtiment n’existe plus à cet endroit mais son existence est attestée en négatif par une tranchée de récupération. Des lambeaux de sols ont par ailleurs livré quelques rares tessons que l’on attribue au Haut Moyen Age.

 Enfin, le dernier sondage, ouvert vers l’angle nord-est du tracé hypothétique du bâtiment (secteur 3) a permis de confirmer la présence d’un mur en retour complétant partiellement le plan du bâtiment. Dans ce secteur, du matériel céramique XVle-XVIle s. traduit une réutilisation de l’édifice à l’époque moderne avec, en particulier des traces de métallurgie du cuivre. Seul, désormais, l’intérieur du bâtiment reste largement méconnu.

 Le nombre élevé de structures d’époques diverses, leur intérêt par rapport à l’environnement de la collégiale, des bâtiments conventuels et probablement en relation avec le château épiscopal justifient pleinement la poursuite des investigations si le projet d’aménagement de la place se confirmait.