En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites notamment.

Ce message est obligatoire pour être en règle avec la CNIL... mais bon, ici on ne suit pas les internautes... Ce message ne reviendra que dans plusieurs mois si vous vous re-connectez...

54e3b292bb775

 

 

Rilhac-Lastours - Lastours, motte Sainte-Marguerite

1998

Moyen Age

Patrice CONTE

 

 

 

 

La surveillance archéologique des travaux amorcés en 1997 dans le cadre de la création d’un "jardin médiéval" au pied de la motte castrale principale de Lastours a été poursuivie en 1998 (voir: Bilan Scientifique, 1997, p. 37-38).

Le suivi des tranchées liées au drainage du futur jardin n’a pas livré de nouvelles structures directement interprétables en termes archéologiques sauf entre deux fosses créées en 1997 où se confirme l’hypothèse d’une levée de terre, délimitant à l’ouest, le fossé en pied de motte du reste de la zone que l’on peut interpréter comme la basse-cour de l’édifice castral.

Les autres tranchées révèlent la présence d’un sédiment organo-minéral gris au-delà de cette levée, témoin possible d’un deuxième fossé ou d’un secteur mis en eau anciennement. En surface la prospection a permis de recueillir quelques tessons de céramiques datant du Bas Moyen Age et de l’époque moderne.

Un relevé topographique précis de la motte et de ses abords a été également réalisé en 1998. Ce document a été complété par un relevé des anomalies de terrain et des vestiges de structures aujourd’hui disparues (maisons apparaissant sur le cadastre du XIXs., structures d’habitat plus anciennes).

Enfin, les résultats d’une datation 14 C sur des charbons de bois prélevés à la base de la levée permettent de situer l’occupation du secteur entre le milieu du Ville s. et la fin du Xe s. Cette information chronologique pourrait constituer un indice supplémentaire de l’ancienneté du castrum de Lastours.

La surveillance archéologique des travaux d’aménagement du jardin sera poursuivie en 1999, même si l’on peut regretter dans le cas présent la difficulté de concertation initiale qui aurait certainement permis une meilleure prise en compte des aspects archéologiques dès l’origine d’un projet censé mettre en valeur la période médiévale.

 

1998-Lastours