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Rilhac-Lastours - Lastours, motte Sainte-Marguerite

1997

Moyen Age

Patrice CONTE

 

 

 

 

Structure castrale associée au puissant lignage des Lastours, cette motte principale possède la particularité, après son abandon au profit du château actuel situé à environ 300 m, d’avoir accueilli à son sommet, depuis le XVe s., une église dédiée à sainte-Marguerite.

 

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Les parcelles contiguës à l’édifice castral font actuellement l’objet d’un projet de création d’un "jardin médiéval". C’est dans le cadre des premiers travaux de ce projet qu’une surveillance archéologique a été menée lors du creusement de trois fosses aux abords de la motte. Malgré de mauvaises conditions de réalisation, l’opération a cependant permis d’effectuer quelques observations sur l’environnement immédiat de cet important ouvrage de terre, observations archéologiques qui furent complétées par un diagnostic pédologique (Ph. Allée).

Les deux premières fosses, jointives et aménagées au pied même de l’édifice, ont livré un important dépôt organo-minéral gris où quelques tessons du Bas Moyen Age ont été découverts. Ce dépôt s’appuie, côté motte, sur un remblai pierreux malheureusement simplement entre aperçu du fait de la remontée rapide de l’eau dans ces deux fosses. Ces données paraissent conforter l’hypothèse d’un fossé à la base de la construction, au moins sur un quart de sa circonférence. Le comblement de ce fossé pourrait avoir eu lieu au moment de l’édification de l’église sur l’ancienne plate-forme castrale. En revanche l’idée parfois avancée d’une création de la motte au cœur d’un marécage n’est absolument pas confortée par les observations géomorphologiques et archéologiques, il semblerait, au contraire, que ce soit l’implantation de cet important tertre en tête de vallon qui ait favorisé le développement d’une zone de mouillère dans le secteur.

Le troisième bassin, a été créé à environ 30 m de la base du monument, en contre-haut des deux premières fosses. L'image stratigraphique est nettement différente de la précédente, faisant apparaître dans un angle une partie d’une structure archéologique à environ 0,40 m de profondeur. Cette dernière contenait dans son comblement des nodules de terre cuite (torchis ?) associés à de la terre cendreuse. L'identification de ce vestige reste incertaine, il pourrait éventuellement s’agir d’un trou de poteau, voire d’une structure plus vaste. Cette découverte ainsi que l’horizon stratigraphique qui lui est associé doivent probablement être mis en relation avec un habitat actuellement fossilisé.

La même coupe de terrain révèle, cette fois-ci à plus d’un mètre de profondeur, un autre niveau archéologique matérialisé par un dépôt de charbons de bois. Il est donc manifeste que la vaste zone s’étendant à l’ouest de la motte a fait l’objet d’aménagements importants et successifs qui pourraient correspondre à l’emplacement d’une basse-cour ou à l’implantation du premier village castral comme en témoigne également le tracé du parcellaire ancien.

Une datation C14 sera réalisée sur le niveau anthropique profond afin de tenter de préciser la chronologie des aménagements repérés parallèlement, un relevé topographique de l’ensemble de la motte et des parcelles contiguës complétera la documentation de cet important site castral où la surveillance archéologique des travaux liés au jardin médiéval sera poursuivie.