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Saint-Léonard-de-Noblat - Boulevard Barbusse, rue G.-Perrin

1997

Moyen Age et Moderne

Patrice CONTE

 

 

 

 

 

Dans le cadre d’un projet de réhabilitation d’un immeuble communal, une opération préventive a porté sur une cour, située à l’arrière d’une maison donnant sur la rue G.-Perrin (ancienne rue médiévale Aumoniére). Les vestiges découverts lors de cette opération sont essentiellement des structures creusées, l’ensemble du secteur ayant fait l’objet d’une importante restructuration à une période récente (XVIIIe s.).

 

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Un puits cylindrique creusé dans le rocher et équipé d’emmarchements latéraux a pu être fouillé sur une profondeur de 5m jusqu’à l’apparition d’une nappe d’eau interdisant la poursuite du dégagement. Le comblement de la structure est constitué de gravier altéritique sur l’ensemble de la hauteur dégagée. Les quelques fragments de faïence décorée découverts dans le remplissage permettent de situer la condamnation du puits au cours du XVIIIe s.

Le décapage partiel de la zone centrale de la cour a permis de montrer qu’une bande de rocher, haute d’environ 0,40 m et large de 2 m occupe le centre de l’espace sur les deux tiers de la longueur de la parcelle. Ce curieux aménagement, auquel n’est rattaché aucun niveau archéologique, pourrait correspondre à une ancienne limite parcellaire, partiellement conservée.

Une série d’observations sur la structure et l’architecture du bâtiment actuel situé côté rue G. Perrin permettent d’ailleurs de confirmer sa partition originelle en deux édifices distincts et accolés la "banquette" rocheuse découverte en fouille marquerait ainsi la séparation des arrières-cours de ces deux maisons. Ultime aménagement reconnu dans ce secteur, un canal creusé dans le rocher sur environ 5 m de long, affectant un profil en « u », dans lequel a été découvert un rare mobilier de faïence et de verre datable également du XVIIIe s.

Côté boulevard Barbusse, le sondage a mis au jour sur 2,20 m de long un segment de muraille d’un mètre de large. Curieusement ce massif de maçonnerie est édifié, dans ce secteur, sur un remblai établi sur la pente d’une sorte d’escarpe rocheuse qui pourrait éventuellement correspondre au flanc d’un fossé. Aucun élément pertinent de datation ne vient, malheureusement, éclairer cette intéressante découverte effectuée dans une zone où les textes témoignent de l’ancienneté des défenses de la cité médiévale sous la double forme d’un fossé et d’une enceinte. Rien n’exclut, en l’état actuel des recherches, d’assimiler ces éléments archéologiques inédits au système défensif médiéval mais l’on peut, tout autant, les associer, ne serait-ce qu’à titre d’hypothèse, à une phase de "refortification" du début de l’époque moderne que certaines sources écrites évoquent également.

Il faut espérer de futures découvertes archéologiques dans ce secteur de la ville pour préciser à la fois les différentes phases de la topographie défensive de la cité et leur chronologie.