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Saint-Léonard-de-Noblat - Place de la Libération

1996

Moyen Age

Patrice CONTE

 

 

 C’est hors les murs de la cité médiévale, à une centaine de mètres au nord de la porte Champmain, qu’une opération de sondage et de relevé topographique a été réalisée à la suite de la découverte fortuite d’une cavité artificielle.

Un sondage de surface a mis partiellement en évidence une structure excavée qui pourrait correspondre à une fosse ou, plus probablement, à un accès en pente desservant le souterrain. Quelques fragments de céramique médiévale ou du début de l’époque moderne ont été découverts à la base de cette structure.

La cavité, reconnue sur un développement total d’environ 15 m, est constituée, dans l’état actuel, par un ensemble de trois salles creusées dans le substrat. Un étroit conduit cylindrique relie deux de ces salles. La séparation entre deux autres de ces éléments est assurée par un simple rétrécissement des parois et un décrochement au sol. Deux passages encombrés de remblais de pierres et de terre suggèrent des suites au réseau actuel.

Aucun élément matériel ne permet de préciser la datation de cet ensemble souterrain. Sa morphologie l’apparente cependant aux cavités médiévales fréquemment repérées dans la région. Une origine plus récente (période moderne) n’est toutefois pas à exclure.

La découverte de cette cavité, à faible distance de la ville murée, n’est donc pas sans intérêt dans un contexte où les structures de ce type sont fréquentes "intra-muros". L'existence de ce site pourrait, par ailleurs, suggérer une urbanisation de type faubourg à la f in du Moyen Age ou au début de l’époque moderne dans ce secteur, le long d’une ancienne route reliant Bordeaux à Bourges et à faible distance du cimetière et de la chapelle Saint-Martin dite de Champmain.

 

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Verneuil-sur-Vienne - Veyrac

1996

Prospection-inventaire

Julien DENIS

 
 

 

 La prospection-inventaire menée en 1996 sur les communes de Verneuil-sur-Vienne et de Veyrac s’est accompagnée d’une recherche effectuée dans le cadre d’un mémoire de maîtrise sur la paroisse de Verneuil (J. DENIS,Evolutions médiévales de l’habitat et des structures agraires en Limousin, l’exemple de la paroisse de Verneuil, mémoire de maîtrise d’Histoire, inéd., Limoges, 1996) et a donc cette année porté essentiellement sur cette dernière, au détriment de Veyrac.

Ainsi, aux méthodes habituelles de prospection telles que le dépouillement du cadastre napoléonien, les enquêtes orales et la prospection de surface (peu satisfaisante étant donné l’importance des surfaces en herbe), a été adjointe une recherche basée sur l’utilisation de documents écrits médiévaux et post-médiévaux.

Sur les 30 sites déjà connus à Verneuil, 9 ont été reprécisés et 33 nouveaux sites identifiés (ce qui porte à 63 le nombre de sites), tandis qu’à Veyrac (où l’enquête est en cours et où 26 sites étaient recensés), il a été vérifié et reprécisé, 5 nouveaux identifiés (au total, 31 sites à l’heure actuelle). Il s’agit essentiellement de sites ou d’indices de sites médiévaux, ce qui n’est pas sans rapport avec une partie des méthodes employées. Ceux-ci ont souvent laissé de faibles traces en surface mais sont par ailleurs bien attestés par les textes du Moyen Age. Leur localisation est rendue possible par certains micro-toponymes du cadastre napoléonien et parfois confirmée par des vestiges plus ou moins visibles. Pour les deux communes, sur les 38 sites inédits, on note donc 23 habitats médiévaux ruraux (dont 7 souterrains), 4 habitats seigneuriaux (repaires), et i habitat assez mal défini (centre domanial d’époque carolingienne 7). A ces habitats s’ajoutent 4 moulins médiévaux, des aménagements agraires non dénués d’intérêt (fossés, pont de "planches"), l’emplacement d’un cimetière du Haut Moyen Age ainsi que quelques éléments lapidaires isolés.

Le nombre de sites médiévaux se révèle donc important et cette tendance semble actuellement se confirmer pour Veyrac, ce qui amène à s’interroger quelque peu à propos des méthodes mises en oeuvre et des résultats obtenus lors des prospections-inventaire "diachroniques" le nombre de sites par période apparaît ainsi certainement plus révélateur d’une méthode de travail ou des particularités du terrain que d’une occupation préférentielle à telle ou telle époque.

 

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Vicq-sur-Breuil - Le Vieux Château

1996

Renaissance et Moderne

Christian REMY

 

 

 

 

La campagne de cette année n’a pu être menée au terme du programme initialement prévu en raison du rythme d’intervention des travaux de consolidation des ruines.

Le cône d’effondrement de la tour sud-ouest a été évacué par engin mécanique sous surveillance archéologique. Tous les éléments lapidaires caractéristiques ont été enregistrés et conservés en vue d’une réutilisation possible de certains d’entre eux. Le dégagement de cette zone s’est limité au niveau de circulation actuel de la terrasse et n’a pas atteint le substrat rocheux. Un surcreusement échantillonnaire a été conduit au pied de la tour. Il a mis en évidence la faible puissance de la stratigraphie au contact des maçonneries (phénomène déjà constaté en 1995 contre le logis). Un dépotoir constitué au bas de la fenêtre du logis a été évacué il s’agissait du cône de déjection formé par les occupants du XXe siècle. L'apport essentiel de cette opération de dégagement de la tour consiste en une quarantaine de pierres taillées aux fonctions assez bien identifiées : éléments de fenêtres, d’embrasure, corbeaux de mâchicoulis. La fenêtre du 3e niveau est presque intégralement retrouvée et pourra faire l’objet d’une anastylose.

Parallèlement, les travaux de remise en état de la tour, avec création de planchers, ont facilité la réalisation d’une couverture photographique, de relevés en plan et en élévation, et l’étude du bâti. On peut ainsi comprendre l’organisation de cette forte tour résidentielle, créée sur une cave voûtée, munie de cheminées à chaque étage, d’une grande baie à croisée et de latrines. Le contact avec le corps de logis s’avère malaisé et suggère l’existence d’une première structure. En effet, la tour actuellement visible semblant dater de la seconde moitié du XVle siècle, remploie probablement les cheminées et la fenêtre inférieure d’un édifice de style encore gothique flamboyant. La principale originalité de la tour XVIe est cette travée de fenêtres encorbellée, absolument inédite en Limousin et plutôt rare ailleurs.

Il reste - sur le programme 1996 inachevé - à procéder à la fouille du cloaque des latrines de la tour. Les travaux de restauration se poursuivront également en collaboration avec l’architecte chargé du projet (Hervé Teysson, oeuvrant sous la tutelle du Service Départemental de l’Architecture). Par ailleurs, le traitement du mobilier mis au jour en 1995 est en voie d’achèvement (Christian Vallet, laboratoire d’archéozoologie d’Archéa - Limoges et Patrice Conte, SRA). Les recherches en archives ont considérablement permis de préciser le contexte de la construction du monument.

 

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