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Verneuil-sur-Vienne - Veyrac

1996

Prospection-inventaire

Julien DENIS

 
 

 

 La prospection-inventaire menée en 1996 sur les communes de Verneuil-sur-Vienne et de Veyrac s’est accompagnée d’une recherche effectuée dans le cadre d’un mémoire de maîtrise sur la paroisse de Verneuil (J. DENIS,Evolutions médiévales de l’habitat et des structures agraires en Limousin, l’exemple de la paroisse de Verneuil, mémoire de maîtrise d’Histoire, inéd., Limoges, 1996) et a donc cette année porté essentiellement sur cette dernière, au détriment de Veyrac.

Ainsi, aux méthodes habituelles de prospection telles que le dépouillement du cadastre napoléonien, les enquêtes orales et la prospection de surface (peu satisfaisante étant donné l’importance des surfaces en herbe), a été adjointe une recherche basée sur l’utilisation de documents écrits médiévaux et post-médiévaux.

Sur les 30 sites déjà connus à Verneuil, 9 ont été reprécisés et 33 nouveaux sites identifiés (ce qui porte à 63 le nombre de sites), tandis qu’à Veyrac (où l’enquête est en cours et où 26 sites étaient recensés), il a été vérifié et reprécisé, 5 nouveaux identifiés (au total, 31 sites à l’heure actuelle). Il s’agit essentiellement de sites ou d’indices de sites médiévaux, ce qui n’est pas sans rapport avec une partie des méthodes employées. Ceux-ci ont souvent laissé de faibles traces en surface mais sont par ailleurs bien attestés par les textes du Moyen Age. Leur localisation est rendue possible par certains micro-toponymes du cadastre napoléonien et parfois confirmée par des vestiges plus ou moins visibles. Pour les deux communes, sur les 38 sites inédits, on note donc 23 habitats médiévaux ruraux (dont 7 souterrains), 4 habitats seigneuriaux (repaires), et i habitat assez mal défini (centre domanial d’époque carolingienne 7). A ces habitats s’ajoutent 4 moulins médiévaux, des aménagements agraires non dénués d’intérêt (fossés, pont de "planches"), l’emplacement d’un cimetière du Haut Moyen Age ainsi que quelques éléments lapidaires isolés.

Le nombre de sites médiévaux se révèle donc important et cette tendance semble actuellement se confirmer pour Veyrac, ce qui amène à s’interroger quelque peu à propos des méthodes mises en oeuvre et des résultats obtenus lors des prospections-inventaire "diachroniques" le nombre de sites par période apparaît ainsi certainement plus révélateur d’une méthode de travail ou des particularités du terrain que d’une occupation préférentielle à telle ou telle époque.