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Soudaine-la-Vinadière - Eglise

1995

Moyen Age et Moderne

Patrice CONTE

 

 

 

 

Rendue nécessaire par des travaux de drainage et de restauration, une fouille préventive a été menée à l'église de La Vinadière. Cette petite église rurale est devenue église paroissiale après la fusion des paroisses de Soudaine et de La Vinadière, au XVIIIe s.

Dans le chœur de l'église, la dépose du maître-autel pour restauration a permis la découverte d'un massif quadrangulaire, correspondant à la base d'un autel ancien. Les parements externes de cette maçonnerie, montés en moyen appareil de pierres sèches grossièrement équarries, enserrent un simple noyau de terre sableuse. Si cet autel est vraisemblablement d'origine médiévale, la présence d'une monnaie du XVIIIe s sous cette construction suggère une reprise récente. La fouille a également mis en évidence, sous ce massif, l'existence d'une structure excavée identifiée comme un silo. Malgré l'absence de mobilier archéologique (quelques rares tessons de céramique et des scories métalliques), il est possible, au vu des relations stratigraphiques observées, de situer la création de cet aménagement postérieurement à l'édification de l'église.

A l'extérieur de l'édifice, le long du mur gouttereau nord, un décapage a permis de repérer quatre sépultures sous pierres tombales en granite, ainsi que plusieurs segments de murs. Le mur principal, perpendiculaire à l'axe de I'église, pourrait appartenir à un vaste bâtiment ou à une enceinte se développant au nord. Trois autres murs ont été repérés dans le même secteur. Deux d'entre eux forment l'angle d'un petit bâtiment ou d'une salle aménagée dans l'angle de la maçonnerie principale, au contact du mur septentrional de l'église ; le troisième pourrait correspondre à un autre bâtiment, dont l'existence reste encore hypothétique. Enfin, une dernière maçonnerie, de plan circulaire, a été aménagée postérieurement au mur principal. Sa morphologie évoque un four domestique.

Les vestiges maçonnés découverts à l'extérieur de l'église appartiennent, sans nul doute, à la Commanderie de l'ordre du Saint-Sépulcre, attestée au XIIIe siècle, et dont l'abandon pourrait être définitif au XVIIe s.