En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites notamment.

Ce message est obligatoire pour être en règle avec la CNIL... mais bon, ici on ne suit pas les internautes... Ce message ne reviendra que dans plusieurs mois si vous vous re-connectez...

54e3b29031f97

 

 

 

Limoges - îlot Elie Berthet, Bancs,Consulat, Cruche d'Or

1992

Moyen Age et Moderne

Eric BALBO

 

 

 

Monument connu de longue que date, mais largement méconnu scientifiquement, les caves et souterrains de Limoges n'ont, jusqu'alors, livré que des données peu exploitables.

 

Objectifs

C'est pourquoi, afin d'appréhender ce « problème » souterrains, notre aire de recherche s'est limitée à un seul îlot urbain, mais de la façon la plus exhaustive possible. Celui-ci a été divisé par propriétés parcellaires afin de constituer un fichier documentaire pour chaque site souterrain, mais aussi de surface, ceux-ci étant inéluctablement liés pour, à terme, évaluer le potentiel archéologique de cette partie de la ville médiévale et moderne.

 

Résultats

Le bâti actuel de cet îlot est vétuste, surtout pour les immeubles antérieurs au 19ème siècle. Les proportions sont : bon état (31,1%), moyen (15,5%), médiocre (22,3%), vétuste (20,4%), très vétuste (8,7%) et ruines (1,9%).

Sur les 47 sites souterrains potentiels, aucun n’a fait l'objet d'une publication précise. Les 20 sites répertoriés à ce jour se répartissent comme suit : 4 sites avec dossier descriptif et couverture photographique (sans relevé topographique), 5 sites possédant les plans n'ont positionnables sur le cadastre, 11 sites pourvus de plans calés avec plan cadastral. Des 20 sites mentionnés, 11 sont totalement inédits et 9 ont fait l'objet d'une publication non située sur le cadastre et non décrits. Ces 20 sites représentent environ 42% du gisement potentiel.

 

Architecture

Si aucun développement de ces réseaux souterrain n'est semblable, en revanche, certaines caractéristiques sont communes :

Il possède généralement deux niveaux, le premier étant maçonné, le second tend à se développer sous les parcelles voisines et la voirie;

De nombreux éléments annexes coexistent : niche et placard, puis de creusement, puis à eau, aqueduc ...;

Le bâti de surface, si les façades sont du 18ème siècle ou postérieur, possède des parties plus anciennes (15ème, 16ème, 17ème siècle). En revanche, le sous-sol incorpore des éléments du 13ème-14ème siècle, voire probablement XIIème siècle.

 

Conclusion

Bien que de réalisation difficile, ce type d'opération a permis une approche positive de ce genre de cavités. Toutefois, il faudra, pour appréhender l'espace volumétrique du sous-sol de cette îlot urbain, continué son relevé topographique exhaustif.

Enfin, il semble que des sondages archéologiques soient indispensables pour cerner précisément la datation de ces monuments considérablement remaniés.